dimanche 26 mars 2006

Dalle flottante : la solution ?

Rencontre décisive ? Peut-être...

J'ai aujourd'hui échangé avec Michel, qui a longtemps travaillé dans les BTP et voici les conseils qu'ils m'a donnés...« Les fondations, c'est beaucoup de complications pour pas grand chose... Une dalle flottante en béton fibré suffit amplement, surtout pour des constructions légères comme la tienne. Et c'est bien adapté aux terrains argileux : ça peut bouger dessous, c'est pas grave : la dalle flotte dessus comme un radeau. Tout le système est solidaire, d'un seul bloc. Simplement, comme il y a un étage, elle doit avoir au moins 25 cm d'épaisseur. Et il faut faire attention au dosage : le béton doit impérativement être dosé à 350 kg/m3 de ciment. Moi — Et comment on fait la différence avec les autres bétons moins dosés ? Michel — Voici quelques indicateurs bons à connaître (j'ai déjà assisté à des arnaques !) :

* il doit être bien gris, avec presque des reflets bleus * il doit coller aux bottes * il doit être opaque : on ne doit pas voir le sable et les cailloux qu'il contient une fois posé

— Les fibres, ce sont des fibres métal ? — Non, des fibres synthétiques qui suffisent largement à donner une cohésion à l'ensemble de la dalle. Le ferraillage est inutile et il semblerait même que, quand le béton casse, c'est justement à l'endroit de la ferraille. Je connais de plus en plus de maçons qui utilisent uniquement ce procédé pour des construction autrement plus lourdes que la tienne ! — Et le fait que les poteaux qui porteront la maison soient espacés d'environ 3 m ne risque-t-il pas de créer des porte-à-faux qui fragiliseront la dalle ? — Non (il se marre !). Il faut bien te rendre compte que ta maison sera ultra-légère en comparaison des maisons en structure lourde que ce genre de dalle est capable de supporter. — Oui, c'est vrai. J'ai lu par exemple qu'une maison ossature bois était 12 fois plus légère qu'une maison en dur. Mais il ne faudrait tout de même pas renforcer à l'endroit du poêle de masse ? Il pèsera bien dans les 5 tonnes.

— Que 5 tonnes (et il se re-marre !) ? Mais c'est dérisoire, dans une construction ! Tu n'imagines pas le poids que représente un simple mur de parpaings. Avec une telle épaisseur et un tel dosage de béton, ta dalle supportera sans problème ton poêle de masse. Mais si ça peut te rassurer, il te suffit de creuser un peu plus profond à cet endroit et de renforcer avec de la ferraille ou des pieux (choisis de l'accacia, ça ne bouge pas dans le béton). — Bon, OK. Et qu'est-ce que je mets dessous ? Je pensais mettre du sable, pour "absorber" les mouvements de l'argile qui est dessous. — Surtout pas de sable ! Le sable ne se tasse jamais. [Avec le recul, je ne vois pas en quoi c'est un problème, mais je n'ai pas eu l'idée de le demander à Michel]. Il faut des cailloux. — Ah bon ! Et quels types de cailloux ?Une première couche de gros cailloux, on appelle ça du "concassé". Tu demandes du "0-80", ça veut dire que leur taille varie de 0 à 80 mm. 15 cm, c'est bien, voire 20 cm. Ensuite, une plus petite couche de "0-20", 5 cm environ. Ces cailloux finissent par s'emboîter et se tasser en une structure d'une certaine homogénéité. Ils ont une fonction draînante, surtout s'il restait une pente après ton terrassement : tu compenses la pente avec les cailloux, et l'eau descend à travers. J'ai fais ça chez moi, avec une pente de 10%.

Nous, on faisait des routes qui devaient supporter 8000 à 10000 voitures par jour. On n'avait pas le droit à l'erreur. Avec ça, c'était bon.

— Et s'il n'y a pas de pente ?

— Tu peux mettre un film de polyane sur les cailloux pour éviter les remontées par capillarité. — Et pour contenir le béton, je fais un coffrage en bois classique ? — Ça risque manquer de solidité : une dalle de 25 cm de béton, ça pousse ! Il vaut mieux faire un muret en brique ou en parpaings. Par exemple, avec des petits parpaings utilisés pour les hourdis : ils s'emboitent tout seul. Tu les scelles simplement au sol avec du ciment et c'est tout. Ensuite, tu les laisses dans la dalle. — Zut, j'aurais préféré me passer de faire un mur. Et si je demandais au terrassier de creuser exactement de la profondeur de l'ensemble cailloux + béton : la dalle arriverait au ras du sol et c'est la terre qui la tiendrait ? — C'est une idée, ça serait encore plus solide. Mais il y a des risques avec l'humidité. — Re-zut ! C'est pas aussi simple que l'informatique !!!! Peut-être que je peux laisser le film polyane remonter et déborder sur les côté ? Ou alors, enlever la terre autour après que la dalle sera sèche ? Ou simplement mettre un drain tout autour ? — Oui, c'est à étudier... » Bon, on en est resté là, avec pour moi quelques questions en suspens comme celle du draînage mais, grosso modo, je crois que cette solution m'a séduit par sa simplicité et le fait que, au bout du compte, elle ne consommera pas plus de béton que l'ensemble semelles de fondation + chappe que j'envisageais. A suivre... -------------------- Le discours de Michel m'a rappelé un site visité plus tôt (http://www.livios.be/fr/_build/_guid/_roug/_fund/974.asp?content=Les%20fondations ), où j'ai trouvé ceci : « Radier (dalle flottante) : * Méthode également utilisée lorsque le sol d’assise est trop profond * Méthode la plus simple, qui intéressera les constructeurs non professionnels * La dalle n’est pas soutenue par des socles de fondation, mais est directement coulée dans le sol * S’effectue avec du béton armé * Nécessite le placement de poutres ou de renforcements ou d’une armature supplémentaire sous les murs * S’il y a des caves: celles-ci doivent couvrir l’ensemble de la dalle * S’il n’y a pas de caves: minimum 80 cm au-dessous du niveau du sol (à l’abri du gel) » Il y a des points communs. La différence, c'est la notion d'armature. Mais bon, je suis quand même tenté d'essayer la méthode de Michel, qui n'en est pas à sa première fondation du genre... Aurai-je fait le bon choix ? Rendez-vous dans 10 ans !!!!

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J'ai aussi lu ceci, sur le site : http://irc.nrc-cnrc.gc.ca/pubs/cbd/cbd081_f.html

« Il existe une méthode beaucoup plus ancienne qui gagne maintenant la faveur des experts : il s'agit des fondations flottantes, le terme "flottant" étant employé au sens propre. En effet, quand un corps flotte sur l'eau, c'est qu'il déplace un volume d'eau dont le poids est égal au sien. De même, un édifice peut flotter sur le sol si son poids et ses charges sont égaux au poids du sol "déplacé", c'est-à-dire de la terre qui doit être enlevée des fouilles pour permettre la mise en place des fondations de l'édifice. »

1 commentaire:

  1. un coffrage en bois est asser bien pour le stabiliser tu peux mettre des etais que tu mettras a butter contre un piquet(un chevron tailler suffira)certe une dalle en beton pousse sur son coffrage mais de la a bouger une telle installation. bref nous avons employé cette technique pour une dalle de 53m3 tous les 80cm. voila bonne continuation.

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