mercredi 13 juin 2012

Bienvenue chez nous !

Les étapes de la construction de notre maison en paille...


Nous allons essayer, tout au long des épisodes de ce "feuilleton" de vous faire participer (pas forcément de façon chronologique ni en temps réel !) aux différentes étapes de la construction de notre maison ossature bois et paille, depuis les plans jusqu'aux détails de la finition. Nous espérons ainsi vous faire bénéficier de notre expérience (donc de nos réussites comme de nos erreurs, l'une étant aussi riche en enseignement que l'autre) et vous offrir une synthèse de données qui facilitera la conception puis la mise en chantier de votre propre projet.

Toujours pas beaucoup de temps pour s'occuper du site, mais Estelle vient tout de même de faire un topo sur les capricone. Cliquez ici pour le lire.

La maison est loin d'être terminée, mais nous adressons d'ores-et-déjà un grand merci à tous ceux qui nous ont aidés (et dont beaucoup se retrouveront quelque part sur le site). Comme je n'ai pas le temps de mettre à jour le site, j'ai fait une vidéo qui montre où nous en sommes au 2 janvier 2010 (désolé, elle est déjà ancienne, mais c'est mieux que rien pour vous faire une idée !). Bonne visite !


Pour ceux qui sont intéressés par les toilettes à double voûte (à compostage intégré) dont je parle dans la vidéo, voici quelques liens :
- fiche technique (PDF) du site toilettes du monde : http://www.toilettesdumonde.org/file/6-FICHE3doublcuv.pdf
- pages du blog "paille à Pyutier" où vous trouverez quelques photos :
http://paille-a-puytier.over-blog.com/140-index.html (en bas de la page : les fondations) http://paille-a-puytier.over-blog.com/article-34202774.html


Les travaux ont débuté en mars 2006. Le lieu : près de BERGERAC (Dordogne).
Cliquez sur la carte pour l'agrandir :
 Plan d'accès à Laubanie
Pour télécharger une carte plus précise, cliquez ICI (c'est un fichier PDF compressé qu'il faudra donc "dézipper" avant de le lire)
Les coups de mains seront les bienvenus. Le plus simple est de nous contacter si vous avez envie de venir : nous vous dirons alors où nous en sommes et ce à quoi vous pourriez participer, si ça vous intéresse.
Vous pouvez télécharger le plan complet de la maison en cliquant ICI (fichier PDF assez lourd : 8,2 Mo qu'il faudra aussi "dézipper" avant de le lire). Il y a des modifications par rapport à cette version initiale du plan, mais le principal est bon. Les parties du plan rectifiées seront visibles dans les articles qui les concernent. Bonne visite !

Estelle, Thierry, Mélody et Florent

Nous quatre !

A propos des capricornes

Nous ne sommes toujours pas débarrassés de ces petites bêtes

Le traitement par pulvérisation et injection s'est révélé inefficace car on s'est rendu compte que le produit injecté (en phase aqueuse)  pouvait ressortir par les fissures des poteaux sur la face adjacente ou que l'injecteur (la "cheville" du trou) se saturait vite.

Après beaucoup de temps à tâtonner dont je vous passe les détails, il y a eu un évènement cet été : la planche de mélèze qui sert de support à une grande baie vitrée avait des trous de sorties et elle n'est que de 3 cm... et là l'injection par petits injecteurs du même produit a été efficace le lendemain !

On s'est donc dit qu'il y avait bien un problème avec le douglas et j'ai cherché  à recontacter le fabriquant en plein  mois d'août...

J'ai eu des réponses différentes suivant l'interlocuteur et j'ai enfin pu, en insistant, avoir le directeur commercial qui a reconnu que sur certains chantiers il y avait des échecs (douglas, chêne ou pin des landes) sans en connaître la raison mais il a contredit ses collègues sur bien des points...

Finalement, il m'a proposé un gel curatif en phase solvant (que seuls les applicateurs professionnels peuvent obtenir) qu'il a accepté de m'offrir et je l'ai appliqué au pinceau sur tous les bois infestés situés dans la partie chantier ou dehors mais pas dans la partie habitée car c'est plus chargé en insecticides que le produit liquide.

Comme il y a l'hibernation de l'hiver je ne me prononcerai pas avant le retour des beaux jours car il leur faut environ 15° pour s'activer.

Dans la partie habitée j'ai appliqué sur deux poteaux-test le produit Xylophène 100% naturel dont le principe est de rendre le bois immangeable par des répulsifs naturels en crème à badigeonner. On verra...

Moralité : mieux vaut appliquer un produit naturel préventif dès le début du chantier  que de croire que le douglas comme je l'entends encore, ne craint rien. C'est une croyance entretenue par les "bios" mais sur les sites professionnels du bois, le douglas est bien répertorié "sensible aux insectes sur son aubier."

Le mieux c'est de demander du douglas débarrassé de son aubier (mais plus cher) et d'appliquer un traitement préventif notamment pour les termites.

Pour nous, il est possible que le bois était déjà infesté avant sans que ça se voit ; la coupe du bois s'étant faite au fur et à mesure par nos charpentiers sur le chantier, nous n'avons pas eu la possibilité de faire ce traitement dès le début...

Le curatif est une prise de tête et une perte de temps que je ne souhaite à personne. Il est notamment irritant d'entendre grignoter son bois par des  larves invisibles...


Une des larves qui grignotaient un tronçon
de poteau que nous avons décortiqué !

Bien sûr, j'avais d'abord essayé les produits du circuit bio qui sont très chers et inefficaces bien qu'en phase solvant car je ne voulais pas qu'on s'intoxique... Sur d'autres essences, j'ose espérer qu'ils soient efficaces...

Les produits que j'ai utilisé ont le meilleur label écologique pour les produits issus de la chimie mais si on peut s'en passer complètement c'est mieux.

Après un an de recul, on entend encore le grignotage mais bien moins et je ne m'en soucie plus car je sais que le duramen ne sera pas atteint et que la larve, une fois devenue un  insecte parfait, soit mourra dans sa loge en périphérie du bois soit les oeufs qu'il pondra ne pourront pas se développer en raison du traitement concentré en surface.

D'autre part nous avons observé sur une coupe de poteau infesté que le bois était certes plus léger mais que la sciure produite par les larves était tassée entre les feuillets de l'aubier qui restaient intacts ce qui ne menaçait pas la structure entière du poteau. D'ailleurs, on ne voit rien de l'extérieur.

Je crois que l'inconvénient d'avoir du douglas pour le traitement curatif se révèle être un atout pour la robustesse de sa structure.

Voilà j'espère que ces informations vous seront utiles.

Estelle